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Visite et conférence au BIAF d’Angers

Le mercredi 4 avril 2018, la régionale de l’APBG de Nantes a organisé la visite du laboratoire du BIAF (Laboratoire d’étude des bio indicateurs actuels et fossiles) à Angers suivie d’une conférence de Matthieu Durand sur l’évolution environnementale de l’estuaire de la Loire à l’Holocène à partir de l’étude des foraminifères benthiques.

Les analyses et études de différents carottages à des endroits précis : le long de la Loire, dans son estuaire et même dans le sud Bretagne permettent de reconstituer l’histoire de cette région à l’Holocène et de prévoir l’avenir…

Pourquoi s’intéresser à la Loire?

Le bassin de la Loire représente 1/5 de la surface de la France. Son étude permet de reconstituer l’évolution des apports fluviaux (dynamiques, hydrologie) et de déterminer l’influence des courants marins de l’Atlantique nord sur les apports de la Loire. Ainsi, s’intéresser à la Loire permet de reconstituer l’histoire passée du climat d’une grande partie de la France.

Quels types d’analyses?

Les carottes réalisées ont été étudiées par des techniques d’observations (rayons X), d’analyses micropaléontologiques sur les foraminifères et d’analyses géochimiques. Cela a abouti à des données proximales différentes permettant chacune de décrire l’évolution d’un paramètre qui lui n’est pas mesurable directement.

  • le δ 18O pour la température,
  • la diversité des foraminifères benthiques pour la salinité et la température de l’eau,
  • le fer, titan et l’aluminium pour l’importance des apports terrigènes relatifs à la dynamique du fleuve,
  • le δ 13C pour la productivité primaire etc.

Quelles sont les conclusions de cette étude?

Comprendre l’évolution passée du climat permet de faire des prospectives sur le climat futur. Cette étude, en corrélation avec les scénarios du GIEC intégrants une élévation de la température de 2 à 3°C d’ici 2050, permet de prévoir que la France pourrait avoir deux climats très différents. Au nord, beaucoup de précipitations (pouvant engendrer des inondations plus fréquentes) et au sud, une sécheresse très importante. Entre les deux, c’est à dire dans notre région, un fort déficit hydrique est également à prévoir.